Le Centre Art et Culture de Logbozounkpa consacre du 08 août au 31 octobre 2020 une exposition temporaire dénommée « Le Monde fond » au plasticien béninois Achille ADONON. Axée sur les problématiques liées de la résurgence des catastrophes naturelles dans le monde actuel, cette exposition interroge, et explore les notions d’héritage, de legs de cette génération à celle à venir suivant une approche artistique pluridisciplinaire alliant peinture, sculpture, dessin, et installation.

"Le Monde fond" Exposition de Achille ADONON. Photo par Dah Photography. Aout 2020

Fidèle à sa démarche artistique qui sonde les aspects sombres de la psyché humaine, et les problématiques inhérentes aux êtres humains, Achille ADONON, au gré des œuvres que propose cette exposition, s’est voulu un vecteur d’alerte, et de mise en garde quant à l’emprise de l’Homme sur le monde actuel. Ainsi, « Le Monde Fond » aborde-t-elle des thématiques comme le chaos, l’accalmie, la résilience, l’empreinte, l’espérance, les traces, la télécratie…Suivant les quatre salles d’exposition, on note un sens scénographique du détail assez particulier, une envie tacite de sensibiliser, de dénoncer, et de mettre en exergue les desseins les plus enfouis de notre humanité.Nous en voulons pour preuve la série de peintures Nature dead – Nature morte -, invitant à une prise de conscience sur les actes que posent les Hommes et qui portent atteinte à l’équilibre de notre écosystème. Ou encore la sculpture Il est malade « qui fait allusion au monde actuel qui serait malade de nos comportements irrévérencieux envers la nature, et envers nous-même ». La série de dessins Scories quant à elle se veut une métaphore par le plasticien pour assimiler les êtres humains à des résidus des autres espèces de la nature, afin de mettre en évidence l’aspect éphémère de l’existence terrestre.

Exposition photo en ligne : Ablodé Gbadja de Richard DANSOU disponible ici

« Cette exposition est comparable à un récit. Elle traite d’un village, notre monde, et du temps. De ce rapport peut naître une relation d’harmonie, ou de chaos » nous a-t-il confié. Peut-être pour faire échos à son installation dénommée Le Chao qui occupe la dernière salle de cette exposition. De même, de ce chaos, imbu de tragédies, et de peines, Achille ADONON tend à mettre en perception quelques sentiments de réjouissance, une once d’espérance, de sollicitude, et de certitude. La série Asyà, composée de deux sculptures murales fait office d’archétype. Tels des flambeaux d’une victoire des humaines sur leurs pérégrinations existentielles, elles se parent de rouge pour dénoter de la vie, et de couleurs plus terne pour souligner le calme et surtout, l’espérance d’un lendemain meilleur.

Quelques photos du vernissage: Credit photos Dah Photography

Jeff Eric Atchado

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