Gandhi Tomede

Artiste peintre

D’essence et d’existence fureteuse, Gandhi TOMEDE est née en 1993 à Cotonou au Bénin. Sa pratique en tant que plasticienne, est mue par un goût prononcé de curiosité qui anime autant ses orientations thématiques, ses prospections artistiques que ses choix de vie. En cela, elle est autodidacte, dans le fondement, comme dans le fonctionnement, dans le déploiement comme dans le renouvellement.

Et c’est dans l’art plastique qu’elle puise son sens du contrôle absolu de soi ; son désir d’apprendre, de se constituer et de devenir à partir de soi. Elle y trouve une véritable quiétude consolatrice, un pouvoir de liberté à même de la libérer des carcans du monde, des exigences dites orthodoxes, des certitudes indéfectibles de la société.
Ainsi, Gandhi considère l’art plastique comme étant un lieu d’observation du monde qui l’entoure, un socle d’où naît sa connexion avec sa part d’intimité et un canal d’expression de ses impressions vis-à-vis des réalités environnantes.
Sa création est de ce fait, une plongée dans son intérieur d’être, dans son trouble existentiel, dans la pleine nature de son cœur épris de délicatesse, et dans l’écrin de sa sensibilité hyperactive.

Gandhi TOMEDE peint depuis 2013, par consolation, par volonté d’introspection, par démarche réflexive. Et cela, après son parcours en études d’économie et de sociologie, qui ont contribué à redéfinir son rapport aux humains. Dès ses débuts, ses œuvres furent exposées à la galerie d’art Saint-Augustin de Cotonou avec laquelle elle a participé à la première édition de la « Palette Béninoise ».
Ensuite, elle fut invitée à participer à des résidences, ateliers et expositions artistiques ; au Bénin : notamment à l’auberge de Dassa et au musée régional de Natitingou ; au Togo : précisément à l’Institut Goethe ; au Niger : au Centre Culturel franco-nigérien ; puis en France : à l’ENSA Dijon.
Elle a également participé, à un travail collectif auprès de la Fondation Zinsou pour le projet « Plus belle la vie à Cotonou » ayant abouti à la réalisation d’une bande-dessinée du même nom.

Passée des aplats de couleurs aux tâches, aux jets, aux éclaboussures (selon le medium), Gandhi TOMEDE, expérimente aujourd’hui, la dématérialisation de l’écriture. Il s’agit pour elle, d’explorer la dimension métamorphique des mots, mais surtout d’établir la corrélation subversive entre l’acte de peindre, celui d’écrire ; sous de multiples facettes, sous différentes formes et supports. Ce qui la contente dans sa perception de l’art : un espace de libertés conquis par la sueur adhésive du travail permanent où chaque singularité s’invente et se réinvente pour recolorer le monde (en lui) qui vibre encore.