Cortex Asquith SOGNIGBE

 Artiste Visuel 

Cortex Asquith SOGNIGBE est un jeune béninois au potentiel remarquable qui fait montre de son talent à travers de nombreuses disciplines dont le graphisme design, la rédaction de nouvelles malgré sa formation universitaire en Diplomatie et Relations Internationales et en langue espagnole. Il donnera vie à Cortex avec comme particularité :

– la photographie artistique. Il remporte en 2018 le trophée de meilleures photographies exposées au festival international de photographie ‘’Festiflash’’. Il initie dans la même année le projet Liberté d’Expression dans lequel il laisse son inspiration s’exprimer librement sur de grands supports puis invite d’autres jeunes à venir s’exprimer librement face à son appareil photo. Vous découvrirez ces merveilles en tapant le hashtag #LibEx sur facebook et instagram.

– et l’art plastique avec des réalisations d’œuvres d’art à partir de d’objets recyclés : « depuis que je suis petit j’ai toujours eu de la peine de jeter des objets à la poubelle car pour moi chaque chose a son importance même usée et il ne suffit que d’un autre regard pour leur redonner vie » et le déclic a vraiment eu lieu après avoir créé en 2017 un mouvement avec des amis : Youth For Green Africa avec pour but la protection de l’environnement. « Qui achète donc mes œuvres contribue à la protection de l’environnement ». En 2018 il est invité par l’atelier des griots pour animé un atelier de confection de masque avec les enfants de la communauté d’Akpakpa-Dodomey Enangnon. En 2019, toujours pour animer un atelier, il est invité par l’atelier des griots mais cette fois avec les enfants de l’école montaigne et de l’école américaine. La même année, il est invité par : l’Association ADTS-BENIN pour un atelier avec les enfants défavorisés dont elle est responsable ; le Monde de Aura pour un atelier de brico-récup avec des enfants.
Cortex Asquith SOGNIGBE a exposé également quelques une de ses oeuvres dans les locaux de l’Atelier des Griots.
Dans le cadre de la semaine climatique organisée par l’Union Européenne sur le thème “Diplomatie Climatique”, il exposa ses travaux (masques) et anima un atelier de confection de masque avec les enfants. Il exposa de nouveau quelques photographies au festiflash. Il exposa une installation et ses tableaux au novotel dans le cadre de “la nuit du pagne tissé”.
Il a eu à collaborer sur de nombreux projets d’autres artistes. Et travaille avec l’Association Humanité et Créativité pour la promotion des jeunes talents et les aides à l’endroit des enfants défavorisés.
En grande partie, ses travaux donnent à des sujets de réflexion ou créent une émotion chez ceux qui s’y intéressent ceci justifie dit-il son pseudonyme Cortex, qui est la partie de notre cerveau (Cortex insulaire) d’où viennent nos différentes émotions. les thèmes qu’il aborde en général dans ses travaux questionne la vie (de l’inexistant à l’existant), la spiritualité, les mythes et la culture (les pratiques) béninoise.

Dans la culture béninoise, les masques ont une grande valeur symbolique suivant la région et le culte. Très souvent ils sont un médium entre le monde physique et spirituel. C’est un moyen par lequel les esprits entrent en contact avec le monde physique. Selon la coutume, région, ou collectivité d’appartenance, le masque, sort pour des événements précis, pour maintenir l’ordre dans la famille ou collectivité, pour la sécurité du village ou de la ville ou encore pour chasser les mauvais esprits.

Depuis quelques années il s’est lancé dans une démarche artistique axée sur la confection des masques (et autres œuvres) à partir d’éléments recyclés, car la récupération reste une obsession pour lui et ajoutée à son amour pour la culture africaine en général et celle béninoise en particulier, il en a voulu en faire un style à lui.

Son attachement aux masques est né d’une peur qui s’est transformée en amour. Par parce qu’étend un enfant un peu récalcitrant, l’évocation du masque comme sujet redresseur d’enfant têtu, était un moyen de le calmer quelques minutes surtout en Côte-d’Ivoire où papa avait des masques de bois accrochés dans son salon. En grandissant il commence par mieux découvrir l’Afrique, sa culture, à travers des documentaires, en allant au village, Et il y prit vraiment goût pendant son stage académique à la direction chargée des affaires culturelles au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin et en lisant des documents Dédiés aux masques à la médiathèque de l’institut français. Il s’engage donc à devenir ambassadeur de la culture béninoise en la faisant ressortir à sa manière dans toutes ses créations. Il développa son admiration pour les caletas (masques distractifs portés par des non-initiés, souvent des enfants et sortant en décembre ou pour des festivités)

S’inspirant de la culture africaine en l’occurrence celle béninoise plus précisément celle relative au vaudou, Cortex Asquith SOGNIGBE crée un univers plein d’imaginations dans lequel il réinvente ses propres masques et leur attribue un rôle en fonction d’un mythe qu’il crée lui-même.

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Auteur Komi AGBOGUIN